lettr, des princ. de prusse, etc.
ont encore tout le feu, la force et la beauté de laî?7v» Henriade. Votre corps a-t-il donc conservé aussi lavigueur qu’it avait lors du poème de la Ligue ? Jen’aime pas à me perdre dans des raifonnemens demétaphysique, mais je voudrais ne pas mourirtout entier, et qu’un génie tel que le vôtre ne fûtpas anéanti.
Je regrette souvent, Monsieur, en vous lisant,de n’avoir pas été en âge de profiter des charme?de votre conversation, dans le temps que vousétiez ici. je n’ignore pas combien le feu prince dePrusse, mon père , vous estimait ; je vous prie decroire que j’ai hérité de ses sentimens, J’embraf.ferai avec plaisir les occasions de vous en donnerdes preuves et de vous convaincre combien sincè-rement je fuis, Monsieur,
votre très-assectionné ami,FRÉdÉric-GUILLAUME , princedePrujse,
LETTRE LXX.
DE M. DE VOLTAIRE,
A U PRINCE ROYAL DE P R U S 8 ï>
A Ferney, 2 ? novembre.MONSEIGNEUR,
La famille royale de Prusse a grande raison de nepas vouloir que son ame soit anéantie. Elle a plusde droit que personne à l'imniorraîité.
il est vrai qu’on ne sait pas trop bien ce ques’fiít qu'mie ame; on n’en a jamais vu. Tout ce