844 lettr. des fruïc, be fausse, etc.
— vient d’imprime r trois volumes. J’ai l’honnsuri. d’envoyer à votre Aìteffe royale ces trois tomespar les chariots de poste. Le quatrième n'eft pasachevé ; l’état où je fuis en retarde rimprellìon ;mais rien ne peut retarder mon empressement derépondre à la confiance dont vous m’honorez.
Le système des athées m’a toujours paru très-extravagant. Soinosa íui-méme admettait une in-telligence universelle. U ne s’agit plus que de sa-voir íì cette intelligence a de la justice. Or, il meparait impertinent d’admettre un Dieu O juste.Tout le reste semble caché dans la nuit. Ce quiest fur , c’est que l’homme de bien n’a rien àcraindre. Le pis qui lui puisse arriver, c’est den’être point ; et s’il existe, il fera heureux. Avecce seul principe, on peut marcher en fureté, etlaisser dire tous les théologiens qui n’ont jamaisdit que des sottises. II faut des lois aux hommeset non pas de ìa théologie ; et avec les lois et lesarmes sagement employées dans îa vie présente,un grand prince peut attendre à son aile la viefuture.
Je suis avec un profond respect, etc.
LETTRE L X X 11.
DU PRINCE ROYAL DE PRUSSE,
FREDERIC -GUILLAUME.
A Potsdam, ie 10 Ue mars.
Vous avez très-Bien fait, Monsieur, de ne pasvous pi ester daller apprendre des nouvelles pofi-- rives ds i’autre monde. Vous étés trop utile dans