ET DE M. DE VOLTAIRE.'
Le jeune M. Maìnijjìtr , secrétaire du généralde Bruce , écossais au service de l’impératrice deRussie, m’apporta hier dans mon lit, où mesmaladies me retienm nt, la lettre dont je remercievotre Altesse royale ; mon triste état, et la pertepresque entière de mes yeux ne me permettrontguère de lire trois gros volumes de la Politiquemorale , dont ce jeune homme est Fauteur ; maisje lui rendrai tous les services qui dépendrontde moi, quoîqu'il soit très-difficile de dire deschoses neuves en morale, et peut-être dangereuxd’en dire de vieilles en politique.
II est vrai qu'il y a eu de grands politiques àl’âge de vingt-cinq ans, mais ils réimprimaientrien à cet âge fur le gouvernement.
Quoi qu’ìl en soit, si le jeune M. Mainjjìerest assez heureux pour penser et s’exprimer commevous, il réussira. Je le trouve bien heureux d’a-voir pu vous faire fa cour ; mon âge et ma fin pro-chaine ne me laissent pas espérer un tel bonheur,
Je fuis avec le plus profond respect,Monseigneur ,
de votre Altesse royale, etc.
LETTRE LXX VIL
DU LANDGRAVE DE HESSE - CASSEL.’
Casse!, le 17 d’avril.
C’est d’un cœur pénétré de la plus vive recon-naissance que je vous remercie, mon cher ami,de l'intérêt que vous prenez à mon mariage. II