£T DE M. DE VOLTAIRE. 353
LETTRE L X X V 111.
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DE M. DE VOLTAIRE,
A MADAME LA DUCHESSE DE WÍRTEMBERtì.
Le 10 juillet.
MADAME,
On me dit que votre Altesse sérénííïima a daignése souvenir que j’étais au monde. II est bien tristed’y être sans vous faire fa cour. Je n'ai jamaisressenti si cruellement le triste état où la vieillesseet les maladies me réduisent.
Je ne vous ai vue qu’enfant, mais vous étiezassurément la plus belle enfant de l’Europe.Puissiez . vous être la plus heureuse princesse,comme vous méritez de Fêtre. J’étais attaché àmadame la margrave avec autant de dévouementque de respect, et j’avaís l’honneur d’ètre assezavant dans fa confidence, quelque temps avantque ce monde, qui n’était pas digne d’elle, eûtperdu cette princesse adorable. Vous lui ressem-blez ; mais ne lui ressemblez point par une faiblesanté. Vous êtes dans la fleur de vôtre âge : quecette fleur ne oerde rien de son éclat, que votrebonheur puisse égaler votte beauté ; que tousvos jours soient sereins , que les douceurs destaminé leur ajoutent un nouveau charme ! Cesont-!à mes souhaits ; ils font aussi vifs que lefont mes regrets de n’ètre point à vos pieds.Quelle consolation ce serait pour moi de vousparler de votre tendre mère et de tous vosT. 77. Cerrefp.duroi de ?... ete. T. IV. G g