" DE M. DE VOLTAIRE. 159
i&fc alors aurait Vair d’ètre finie , et on en recommen--
iw IS cerait une autre quiserait ie mariage et la boîte de 174 °-railla!» Pandote. Le grand point, me semble, est de[ V, refondre les deux actions en une, je veux dire la
, guerre des titans et cette boîte fameuse.
1 ê- Je ne haïrais pas que le Destin lui même parût aumilieu du combat, et réglât les deux partis. 11 n’yMU! aura pas grand mal quand Jupiter aura un p,’utort ; il est accoutumé fur la scène de l’opéra à nebí setlta pas jouer le beau rôle : et fur la scène de ce mondepa 1: quels reproches ne lui fait-on pas ? que de plaintest m tu dé !a part des femmes qui n’ont pas les grâces deitt atgti madame d 'Argentai, et de la part des hommes qui
n’ont pas votre mérite? Dans ce monde chacunrratour l’accusc , et fur le théâtre il reqoit des soufflets,fat, m ' Je trouvais assez bon que Mercure fit la besogneìck da qu du tentateur. Au bout du compte, il faut bien que:{i)ç;o«í les Dieux soient coupables du mal moral et dutiefp.fE mal physique. D ailleurs Pandore en était plusime,Rp excusable; et qu’importe que cette Pandore-Evepreiràt soit séduite par Mercure ou par le diable ? Dites-spjuáfí moi , je vous prie, si la boîte n’est pas un trait dexart k» la vengeance des Dieux , quels rapports auront lestrois premiers actes avec les deux derniers ? Voilàj 01C( jc encore une fois ce qui m’embarrasse. L’opéra pour-"spi# tait commencer au quatrième acte; c’est à mon! sens le plus grand des défauts : d on nez-moi unemaiírfi réponse à cette objection.
Au reste, je profiterai de toutes vos bontés etde tous vos avis, et je me mettrai en besogne. idUÉ dès que vous m’aurez bien voulu répondre, J’iiî-[e [îfií roquerai angelum meum , et je travaillerai.