DE M. DE VOLTAIRE;
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C ;t e f.veur, accordée avec discernement, est ~ee qui p-oduit de ['émulation et qui échauffe les 1 'grands génies ; c’est beaucoup de faire des fonda-tions, c’est quelque chose de les soutenir ; maiîs’en t^nir à ces étabiissemens, c’est souvent pré-parer les mêmes asiles pour l’homme inutile etpou le gîsnd-homme; c’est recevoir dans lamême ruche l’abeiHe et le frelon.
Louis XIV songeait à tout ; il protégeait lesacadémies, et distinguait ceux qui fe signalaient.Une prodiguait point fa faveur à un genre de mé-rite , à l’exc'ufion des autres, comme tant de prin-ces qui favoriser t, non ce qui est bon , mais cequi leur p!aï: ; la physique et l’étude de l’antiquiréattirèrent son attention. Elle ne sc ralsentit pasmême d ans les guerres qu’ii soutenait contre i’Eu-rope; car en bâtisiant trois cents citadelles, enfefant marcher quatre cents mille soldats , il sciaitélever l’observatoire, et tracer uns méridienne3 ’un bout du royaume à i’autre, ouvrage uniquedans le monde. II sciait imprimer dans son p daisles traductions des bons auteurs grecs et latins ;il envoyait des géomètres et des physiciens asifond de l’Afrique et de l’Amérique , chercher denouvelles connaissances. Songez , Milord , quefans le voyage et ses expériences de ceux qu’il en-voya à la Cayenne, en 1672 , et fans les mesuresds M. Picard , jamais Newton n’eût fait ses dé-couvertes fur i’a traction. Regardez, je vous prie,un CaJJtni et un Huygbens , qui renoncent tousdeux à leur patrie qu’ils honorent, pour veniren France jouir de I estime et des bienfaits de
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