DE M. DE VOLTAIRE.
IfS
aujourd’hui le monde plein , et qu’elle ait aban-donné si hautement le vide. Vous avez fur elleun ascendant que vous ne perdrez jamais. Enfin,mon cher Monsieur, je souhaite aussi vivementqu’elle de vous embrasser au plutôt. Je merecommande à votre amitié dans la cour dignede vous, où vous êtes.
LETTRE XCI.
A M. BERGER.
A Bruxelles , le... auguste.
Je requis votre lettre du 25 ; vous ne pouvecajouter, Monsieur, au plaisir que me font voslettres, qu’en détruisant le bruit qui se répand*que j’ai envoyé mon Siècle de Louis XIV àPrault . Je sais qu’on n’en a que des copies très-infidelles, et je serais fâché que les copies 0»l’original fussent imprimés.
Je n’aurai jamais d’auífi brillantes nouvelles »vous apprendre que celles que vous nous envoyez;c’est ici le pays de l’uniformité. Bruxelles est si peubruyant que la plus grande nouvelle d’aujourd’huiest une très - petite fête que je donne à madame duC'hâtelet , à madame la princesse d eCbimai, et àM. le duc d 'Aremberg. Roujfeau , je crois, n’enfera pas. C’est sûrement la première fête qu’unpoète ait donnée à ses dépens, et où il n’y ait pointde poésie. J’avais promis une devise fort galantepour le feu d’artifice ; mais j’ai fait faire de grandeslettres bien lumineuses * qui disent je suis du jeu,va tout ; cela ne (íorrigera pas nos dames quiT. 81. Corresp. générale. T. III. R