D ï M. DE VOLTAIRE. 2 Z
Voulei-vous bien laite agréer à M. le duc dsP radin mes tendres et profonds respects. V .
LETTRE XV.
A M. DE C I D I V H 1 i.'
Le 4 de février.
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J ‘a i été que’que temps aveugle, mon cher ef _
ancien ami, et à présent j’ai le quart de mes deux 176^»yeux. C’est avec ce quart que mon cœur toutentier vous écrit. Vous faites un bel éloge du jourde l'an, ma'-s je vous aime toute Tannée, et tousles jours font pour moi les kalendes de janvier.
II est trèsvrai que le gâteau des rots est unecérémonie païenne, mais quel usage ne Test pas?Processions, images, encens, cierges , mystères,tout, jnfqu’à la confession, est pris dans Tantiquité.
Les Velches n’ont rien à eux en propre, pasmême le Cid, qui est tout entier de deux auteursespagnols; pas même le Soyons amis, Cmna , quiest de Séneque. Je ne cormais guère que le Qjt ïimourût et le cinquième acte de Ro Jogitne qui soienîde i’invention du grand Corneille. Ni les Fables ntles Contes de la Fontaine , nt Y Art poétique ne lotîtnés chez nous ; presque toutes nos beautés et nossottises font d’apiès l’antíque, Nous sommes venustard en tout. A peine comtnençons-nous à ouvrirles yeux en physique, en sin-rnee, en jurisprudence ,
Ct même dans la discipline militaire j aussi avons?