9* RECUEIL DES LETTRESrevoir. Je suis persuadé que vous ne trouverez pas' la plus légère preuve contre !e père et la mère jen ce cas, Monsieur, j’ofe vous conjurer d’êtreleur protecteur.
Me serait-il permis de vous demander encoreune autre grâce ? c’est de faire lire ces mêmes,pièces à quelques-uns des magistrats vos con-frères. Si je pouvais être sûr que ni vous ni euxn’avez trouvé d'autre motif de la condamnationdes Sìrven que leur fuite , si je pouvais dissiperleurs craintes uniquement fondées fur le préjugédu peuple , j’enverrais à vos pieds c tte familleinfortunée, digne de toute votre compassioncar, Monsieur, si la populace des catholiques,superstitieux croit les’protestans capabl. s d’êtreparricides par piété, les protestans croient qu’oraveut les rouer tous par dévotion et je ne pour-rais ramener les Sìrven que par la certitude entièreque leurs juges connaistent leur procès et ieuïinnocence. J’aurais le bonheur de prévenir i’eclattl’un nouveau procès au conseil du roi, et de vousdonner en même temps une preuve de ma con-fiance en vos. lumières et en vos bornés. Pardonnescette démarche que ma compastìon pour les mal-heureux , et ma vénération pour le parlement eï,pour votre personne me font faire du fond de mesdéserts.
J’ai l’honneur d’être avec respect. Monsieur £votre „ etc.