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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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e vieux malade de Ferney présente ses très-tendres respects au jeune malingre de l’hôtel 1d’Elbeuf.

Je vois que vous vous regardez comme unhomme dévoué à la médecine, et que vouspaíEz votre temps entre les ragoûts et les dro-gues. Cela rend mélancolique, mais cela fait aviliun grand bien ; car on en aime mieux son chezsoi, on réfléchit davantage, on se confirme dansfa philosophie, on sait moins de cas du monde ,et, dès qu'on a un rayon de santé , on court auplaisir. Une telle laisse pas d’avoir son

mérite; les malingre^ht de très-beaux momens.

Pcrmettez-moi encore, Monsieur, d’abuser devotre bonté, et de vous recommander cette lettrepour M. d 'Alembsrt. 11 faut que l’air de Ferneyne soit pas- bon pour les tragédies. L’auteur deWarvick n’a pas encore fait une pauvre petitescène. Je serai bien honteux s’il fort de chcz moifans avoir travaillé. Si la pièce était prête, nousJa jouerions.

Je crois vous avoir dit que, madame Denism’ayant demandé une grande salle pour rcpaíTerson linge, je lui avais donné celle du théâtre;mais, après y avoir pensé mûrement, elle %

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