t Î4 RECUEIL oeí lettreslettre que je vous écrivais, avec un mémoire pourM. de Calonne , accompagné de Foriginal de l’in-féodation des dixmes de Ferney, et de la preuveque ces dixmes ont toujours appartenu aux sei-gneurs. Tout cela formait un paquet considérableet on croyait que le nom de M. le duc de Pras'inserait respecté. S’il n’avait été question que del’ouvrage du jeune homme , on n’aurait pas manquéde l’envoyer tout ouvert, ce paquet seul pouvantêtre pour lui comme pour vous ; mais on avait,par discrétion, adressé le tout à voire nom , pourne pas abuser de celui de M. de Praslìn , jusqu’aupoint de le charger de mes mémoires pour lerapporteur des dixmes de Genève et des miennes.Nous n’avions abuié que de vos bontés; ce fontnos précautions qui ont occasionné l’ouverture dupaquet, et probablement aussi l’ouverture d’unautre que je vous adressai huit jours après. Cedernier contenait des pièces essentielles fur le procèsdes Sirven que vous voulez bien protéger; ellesétalent pour M. Elie de Eeaumont qui vous faitquelquefois fa cour. Je ne doutais pas, encore unefois, que ces deux paquets, à l’adresse de M. leduc de Pras'in, ne sussent en fureté.
Je crains aujourd’hui que ceux de M. de Calonnene soient perdus aussi-bien que ceux de M, deEeaumont.
J’ofe vous supplier de m’insormer de ce que cespaquets vous ont coûté; j’efpère qu’on vous rendravotre déboursé. Je suis à vos pieds, fit je rougisde tous les embarras que je v^s cause; mais les