l6o RICVEI I DES 1 II IR ES
LETTRE XCI.
A U MEME.
%% d’auguste.
î765.1 L faut d’abord rendre compte à mes anges duvoyage de mademoiselle CHÊton. Elle a joue supé-rieurement Aménaïde ; mais , dans l’Eiectre , edeaurait ébranlé les Alpes et le mont Jura. Ceuxqui Pont entendue à Paris disent qu’elle n’a jamaisjoué d’une manière si neuve, si vraie, si sublime,si étonnante, si déchirante. Voilà ce que vousperdez, messieurs les Velches : mais, vraiment,j’apprends que vous en faites bien d’autres ; vousne voulez pas qu’on grave madame Calas et sesenfans; vous craignez que cela ne déplaise à M.David et à huit conseillers de Totloufe. Gravermadame Calas ! la grande police ne peut souffrirun pareil attentat.
Ma foi, messieurs les Velches, on vous siffled’un bout de i'Europe à l’aûtre , et il y a long-temps que cela dure; cependant je vous par-donne en faveur des âmes bien nées et véritable-ment françaises qui font encore parmi vous , etfur-tout en faveur de mes anges. J’efpère quel’attention polie qu’on a eue pour messieurs deToulouse n’etr,pêchera pas que Pestampe ne fuittrès-bien débitée.
J ai deux grâces à vous demander; la première,4 e vouloir bien me dire ce que ç’est qu'u n M,
Barrait