&04 RECUEIL DES LETTRES
LETTRE CXV.
A M. LE PRINCE DE GALITZINbOctobre»
MONSIEUR,
- JF’ai trop d’obligat'ofls à fa majesté impériale J
7^5 1 ’ jsj lui fuis trop respectueusement attaché pour n@savoir pas servie autant qu’il a dépendu de moi,dans le dessein qu’elle a en de faire venir dansson empire, quelques femmes de Genève et dupays de Vaud, pour enseigner la langue françaiseà des jeunes filles de qualité à Moscou et àPérersbourg, C’est d’aiHeurs un si grand honneurpour notre langue, que j’aurais secondé cette en-treprise, quand même la reconnaissance ne m’etîaurait pas imposé le devoir.
M. le comte de Shouvalof a déjà rendu comptsà votre Excellence de toute cette affaire et de lamanière dont le petit conseil de Genève a faitsortir de la ville M. le comte de Bulau , chargédes ordres de l’impératrice. Je peux assurer àvotre Excellence que jamais il n’a été défendu àaucun genevois ni à aucune genevoise d’allers’établir où hon leur semble. Ce droit naturel estune partie essentielle des droits de cette petiteration dons le gouvernement est démocratique. IIest vrai qu’elle ne prétend pas qu’on fasse desrecrues chez elle, et M. le duc de Choìfeul même-a eu la bonté de souffrir que les capitaines géne-
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