ÍE H. DE VOLTAIRE, 4IX.
LETTRE CXVIII.
&, M. DaMILAVILLÍ.
4 de novembre»
oN cher frère, je ne suis pas étonné que —*les petits-maîtres de Paris choquent un peu le bonsens d’un philosophe tel que vous. Vous n’aviezpas besoin de Ferneyf pour détester les faux airs,la légèreté, la vanité, le mauvais goût. VotrePlaton est fans doute revenu avec vous, et vouavous consolerez ensemble de l'impottunité des gensfrivoles. Le petit nombre des élus fera toujourscelui des penseurs.
Je fuis trop vieux, et je ne me porte pas assezbien ponr aller faire un tour chez les Shavanois;mais je les respecte et je les aimé. Je connaissaisdéjà la belle harangue de ce peuple vraimentpolicé aux Anglais de la nouvelle Angleterre, quise» disent policé#. ?ai déjà même écrit quelquechose à ce sujet, qui m’a paru en valoir la peine.
Les vrais sauvages font les ennemis des beaux artset de la philosophie ; les vrais sauvages font ceuxqui veulent établir deux puissmces; les vrais sau-vages font les calomniateurs des gens de lettres;
La calomnie mérite bien le nom à'ìnfdme quenous lui avons donné.
Avouez que vous l’avez trouvée bien infâmequand vous avez été témoin de ma vie phiioscHphique et retirée, quand vous avez vu mon église ^
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