DE M. DE VOLTAIRE. 21J
ftiis fort aise "qu’elle se réjouisse; cela me prouve —évidemment que monsieur le dauphin n’eíl point *7^1en danger comme on le dit.
J’ai peur qu'à la Saint-Martin le parlementet le clergé ne donnent leurs opéra comiques,dont la musique fera probablement fort aigre ;mais la sagesse du roi a déjà calmé tant de querel-les de ce genre, que j’efpère qu’d dissipera cetorage. 5
On m’a mandé qu’ìl paraissait un mandementd’un évêque grec, je ne fais si c’est une plaisanterieou une vérité. II me semble que les G.ecs ne.sontplus à la mode; cela était bon du temps de M. etde madame Ducier. Je fais plus de cas des con-fitures sèches que vous m’avez promis de irt’ejt-voyer par là diligence de Lyon ; je crois que lesmeilleures se trouvent chez Fréret, rue des Lom-bards. Pardon des petites libertés que je prendsavec vous , mais vous savez que les dévots aimentles sucreries.
Je peux donc espérer que j’aurai, au mois dejanvier , le gros ballot qu’on m’a promis. 11 me ferapasser un hiver bien agréable,, mais cet hiver nevaudra pourtant pas le mois d’été que vous m’avezdonné.. II me semble qu avec cette pacotiJe,jepouírai avoir de quoi vivre. sans. recourir aux.autres marchands qui ne débitent que des drogues-affez inutiles. Je fais fort bien aussi, qu’il y a des,drogues dans le gros magasin que j’attends,.etque:tout a’est gas. des bons fescurs ;. mais le boa feaiq