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D r u ds voltaire; 217
On sait de beaux vers à présent, on a c!ePesprit et des connaissances ; mais il est bien rarede faire des vers qui se retiennent et qui restentdans la mémoire, malgré qu’on en ait. 11 règne,dans presque tous les ouvrages de ce temps ci,une abondance d’idées incohérentes qui étouffentle sujet; et quand on les a lus, il semble qu’onait fait un rêve ; on se souvient seulement que1 auteur a de t esprit, et on oublie son ouvrage.
M. Dcl'dle n’est pas dans ce cas ; il pense«Tailleurs en philosophe, et il écrit en poète; jevous prie de le remercier de la double bontéqu’il a eue de m’envoyer son ouvrage, et de mel’envoyer par vous. Je lui fais bon gré d’avoirloué Catherine. Elle m’a fait Tiicnneur de memander qu’eîle venait de chasser tous les ca-pucins de la Ruíïìe ; elle dit qu 'Abraham Ckaumeixest devenu tolérant , mais qu’il ne deviendra ja-mais un homme d’esprit. E'ie en a beaucoup,et elle perfectionne tout ce que cet illustre bar-bare Pierre I a créé. Je fuis persuadé que , dansfis mois, on ira des bouts de l’Europe voir soncarrousel; les arts et les plaisirs nobles font bienétonnés de se trouver à l’eir.bouchure du lacLadoga.
Adieu, Monsieur; vivei gaiement sur les bardsde la Seine, et saites-y applaudir Virginie. Jesoupçonne son histoire d’être sort romanesque;elle n’en sera pas moins intéressante. Personne neprendra plus de part à vos succès que votre très,humble, très-obéissant serviteur et confrère, V,
T. 90. Corresp. génitale, Tome XII. T