t) S M. D E VOLTAIRE 2lAïa paix, quand ils viennent chez moi ; c’est àquoi je me borne.
On vient malheureusement de m’adrefler unefort mauvaise ode, suivie d’une histoire des trou-bles de Genève jusqu’au temps présent. Cettehistoire vaut bien mieux que Fode, et plus ellaest bien faite, pîus je paraiso-compromis par unparti qui veut s’attachsr à moi. Cet ouvrage doit«Fautant plus alarmer le petit conseil, que noussommes précisément dans le temps des élections.Fai fur le champ écrit la lettre ci-jointe à l’undes Tranchin , qui est conseiller d’Erat. Je veuxqu’au moins cette lettre me lave de tout soup-çon cFesprit de parti; je veux paraître impartialcomme je le suis.
Je vous supplie, mes divins anges, de biengarder ma lettre, et de vouloir bien même lamontrer à M.- le duc de Praslìn, en cas debesoin, afin que je r.e perde pas tout le fruitde ma sageíîe. Si je tiens la ba'ance égale entieles citoyens et le conseil de Genève, il n’en estpas ainsi des querelles de votre parlement, etde votre clergé. Je me déclare net pour le parle-ment, mqis fans conséquence'pour Favenir; carje trouve fort mauvais qu*il fatigue le roi er leministère pour des affaites de bi bus, et je veuxqu’il réserve toutes ses forces contre ies usurpa-tions ecclésiastiques, fur- tout contre les romaines.II m’a fallu, en resta fiant i’histoire, relire laConstitution; je ne crois pas qu'on ait jamaisforgé une pièce plus impertinente et plus absurde.
Ta