rz,8 RECUEIL DIS LETTRES
LETTRE CXXXII.
4. M. LE COMTE D’ARGENTAUA Femey » i de décembre.
MtS A.SSIS,
—. J £ vous confirme que je me su!s lassé de perdre
l 7^5‘ mon temps à vouloir pacifier les Genevois. J’ardonné de longs dîners aux deux partis ; j ’ai abouchéM. Fabry avec eux. Cette noise , dont on fait dubruit, est très-peu de chose i elle se réduit à ì’ex-plication de quelques articles de la- médiation. IIn’y a pas eu !a moindre ombre de tumulte. C’eíïun procès de famille qui fe plaide avec décence. Xîn’sst point vrai que le parti des citoyens ait misopposition à sélection des magistrats , comme l’amandé M. Fabry, qui était alors peu instruit, etqui ì’est mieux aujourd’hui. Les citoyens qui élisentont seulement demandé de nouveaux candidats.
M. FUràti trouvera peut-être le procès fini,, oule terminera aisément. Mon seul partage, commeje vo’-isTai déjà dit,-a été dè jeter de l’eau fur lescharbons de Jean-Jacques Roujfeau.
Ce qui m’a íè plus déterminé encore â renvoyerks citoyens à M. Fabry, à st un énorme souffletdonné en pleine rue à M. le président du Tille t ,l’un de$ malades ds M. Tronclún. C’est unltommelanguissant depuis trois ans, et dans Tétât le plusîíiíLvUa citoyen, qui apparemment était ivre.