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DE M. DE VOLTAIRE.
Adieu , mon cher frère ; conservez votre santé.M. Bourjïer m’a mandé qu’i! vous avait,écrit.
Je crois qu ’Helvétius a dû être bien étonné duprix que/. J. a mis à Ta communion huguenotte.
LETTRE C X L I I I.
A U M Ê M E,
»8 de décembrei
M O n cher frère , je me flatte que le triste évé-nement de la mort de monsieur le dauphin arrêtera ,pour quelque temps, la guerre des rochers et desrobes noires; qu’on ne parlera plus de bulle , quandil ne s'agit que de malheureux De profundls. Leshommes rentrent en eux - mêmes dans les grandsévénemens qui font la douleur publique , et laissent,pour quelques jours , leurs vains débats et leursfolles querelles.
J. J. Rousseau n’esl bon qu’à être oublié ; il feracomme Ramponeau qui a eu un moment de vogueà la Courtílie, à cela près que Ramponeau a eucent fois moins de vanité et d’orgueil que le petitpolisson de Genève.
Vous aurez incessamment M. Tronchìn à Paris,ainsi vousn’aurez plus de mal dégorgé; pour moi,je íerai réduit à être mon médecin moi-même ;ma sobriété me tiendra lieu de Tronekin.
II y a un Traité des fuperflitlons qui paraît depuispeu : s’il en vaut la peine, je vous supplie de me