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DE M. DE VOLTAIRE. 269pas combien j’ai été sensible à la perte que nousavons faite tous deux du plus digne ami que vouseussiez. Je le regretterai toute ma vie. Vous êtes leseul, dans le pays où vous êtes, qui puissiez meconsoler. Je vous plains de vivre avec des per-sonnes si éloignées du caractère de celui dont nouspleurons la mort. Nous désirons infiniment à Fer-ney de pouvoir arranger les choses de façon quevous vécussiez avec nous. La vie n’est supportablequ’avee d’honnêtes gens dont les sentimens font con»formes aux nôtres.
Je me tiendrai très-heureux quand vous pourrezlaisser des bœufs ruminer avec des bœufs, et venirpenser avec vos amis.
Je tiens l’histoire de l’homme pendu pour avoirmangé gras, très-véritable. Cet arrêt d’ailleurs mesemble fort juste ; car les hommes 1 qui se laissenttraiter ainsi n’ont que ce qu’ils méritent.
Nous vous fesons tous les plus sincères complj-mens. V.
LETTRE CL1 I.
A M. LE COMTE D’ARGENTA L.
11 de jativier.
Mes divins anges, j’aurais pu faire une sottisesi j’avais mis ma dernière lettre d’nier fous l’enve-loppe d’un autre ministre que M. le duc de Praslin,ou M. le duc de Choìfeul, qui font également vos
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