278 RECUEIL DES LETTRESjamais de moi, elles n’en peuvent être. Je vousrenvoie à la lettre que je vous ai écrite fous l’en-veloppe de M. le duc de Praslin. Je ne puis pasrépondre que la fréronaille ne me calomnie quel-quefois , mais je vous réponds bien que j’auraitoujours un bouclier contre ses armes; l’imposturepeut m’accuser, mais jamais me confondre. Je feraisbeau bruit, fi on s’avifait de s’en prendre à unhomme de soixante et douze ans, à qui toute fapetite province rend témoignage de fa conduitechrétienne, de ses bons fentimens et de ses bonnesœuvres, et qui, de plus, est fous les ailes de sesanges. En vérité, je fais trop de bien pour qu’onme fasse du mal.
Respect et tendresse.
LETTRE C L V I.
A U MÊME.
20 de janvier.
Vo 1L A donc qui est fait ; j’aurai la douleurde mourir sans vous avoir vus; vous me privez,mes cruels anges , de la plus grande consolationque j’aurais pu recevoir. Je ne vous alléguerai plusde raisons, vous n’entendrez de moi que des re-grets et des gémissemens. Quel que soit le minis-tre médiateur que M. le duc de Praslin nous en-voie, il fera reçu avec respect, et il dictera desiois. Si je pouvais espérer quelque» années dej vie,