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DE M. DE VOLTAIRE. 2F7craï, et que je n’estimais que son Ficaire Savoyarddans son Emile ; il n’en saut pas davantage dans un 1auteur pour être attaqué d’un violent accès de rage.Le singulier de toute cette affaire- ci, c’est que lespetits troubles de Genève n’ont commencé que parl’opinion inspirée par Jean-Jacques au peuple deGenève, que j’avais engagé le conseil de Genèveà donner un décret de prise de corps contre Jean-Jacques , et que la résolution en avait été prisechez moi , aux Délices. Parlez, je vous prie, decette extravagance à Tronchìn , il vous mettra aufait; il vous fera voir que Roujseau est non-feule-ment le plus orgueilleux de tous les écrivains mé-diocres, mais qu’ilestle plus mal-honnête homme.
J’ai été tenté quelquefois d'écrire au conseil deGenève pour démentir solennellement toutes ceshorreurs, et peut-être je succomberai à cette tenta-»tidn; mais j’aime bien mieux la déclaration que medonnèrent, il y a quelque temps, les syndics de lanoblesse et du tiers état de notre province, les curéset les prêtres de mes terres, lorsqu’ils surent qu’il yavait, je ne sais où, des gens assez malins pourm’accuser de n’être pas bon chrétien. Je conserveprécieusement cette pièce authentique , et je m’enservit ai, si jamais la tolérance n’est pas établie enFrance comme en Russie.
Adieu , anges cruels, qui ne voulez voir ni lesAlpes ni le mont Jura ; je ne m’en mets pas moinsà l'ombre de vos ailes.