;?6 recueil des lettres
- vous eûtes la bonté de m’envoyer la consultation
176Ó. jjg v 0 tre avocat, je la remis à M. Hétún dès lemoment de son arrivée; je ne voulais que la paix,fans prétendre à l’honneur de la faire. II est bienridicule que j’aie eu depuis des tracasseries pour uncompliment ; mais, quand on a affaireà des espritseffarouchés et inquiets, on s’expose à voir les dé-marches les plus simples et les plus honnêtes pro-duire les soupçons les plus injustes. Je vous prédisencore que jamais on ne parviendra à la plus lé-gère conciliation entre les esprits génevois. Onpourra leur donner des lois, mais on ne leur ins-pirera jamais la concorde. Je ne change point d’o-pinion fur la manière dont toute cette affaire doitfinir, mais je me garde bien de vous presser d’'êtrede mon avis.
Je compte toujours fur la protection de MM.dePrasììn et de Choiseul dont je vous ai l’obligation;et c’est une obligation aster grande. J’attendrai tran-quillement la décision des plénipotentiaires; et,quelque intéressé que je fois, par bien des raisons,à l'arrêt qu’ils doivent rendre , je ne chercheraipas même à pressentir leur manière de penser. Jevoudrais trouver un moyen de vous envoyer lapetite collection qu’on a faite des lettres de M.Beaudinet et de M. Covdle ; cela me paraît plusamusant que les querelles fur le droit négatif. Jevous jure, avec un ton très-affirmatif, mes chersanges, que vos bontés font la consolation et lecharme de ma vie. F.
LETTRE