DEM. DE VOLTAIRE.' }
ce qu’ect devenu l ’Orphée (*) de Pandore depuisle gain de son procès contre son détestable prêtre;j’ignore tout; je sais feulement que je vous fuisattaché comme st'j’étais vivant. N’oubliez pas tout-à-fait ce pauvre antipode. Quand vous aurez faitdes vers, envoyez-les-moi, je vous prie; carj’aime toujours les beaux vers à la folie, quoiqueje fois actuellement plongé dans la physique. Lanature est furieusement déroutée depuis que j’aicoupé des têtes à des colimaçons, et que j’ai vuces têtes revenir. Depuis St Denis , on n'avaitjamais rien vu de plus mirifique. Cette expérienceme porte fort à croire que nous ne savons riendu tout des premiers principes, et que le plus sageest celui qui fe réjouit le plus.
On ne peut vous être plus tendrement dévouéque le mort V.
LETTRE III.
A M. LE COMTE DE ROCHEFORT,
a de novembre.
JL/enteRRÉ ressuscite un moment, Monsieur,pour vous dire que,s’il vivait une éternité, il vousaimerait pendant tout ce temps-là. II est combléde vos bontés : il lui est encore arrivé deux grosfromages par votre munificence. S’il avait de la
(*) M. de la Borde. Voyez le Supplément aux causescélèbres, l’olit. et Législ. tome II,
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