DE M. DE VOLTAIRE. 41
mais je fuis plus près d’aller trouver Pierre III , ——quoique je ne fois pas si ivrogne que lui. 176&
Avez-vous lu la Riforma d’halìaì il n’y a guèved’ouvrage plus fort et plus hardi ? il fait tremblertous les prêtres , et inspire du courage aux laïques.L’idole de Sérapis tombe en pièces ; on ne verra quedes rats et des araignées dans le creux de fa tête. IIfe peut très-bien faire que les Italiens nous devan-cent; car vous savez que les Velches arriventtoujours les derniers en tout, excepté en falbalas eten pompons.
Je n’ai point entendu parler des prétendues ía^veurs du parlement de Paris. J J ai un neveu actuel-lement conseiller à la tournelle, qui ne m'auraicpas laissé ignorer tant de bontés. On ne fait pastoujours tout ce qu’on serait capable de faire.
Portez-vous bien, mon cher vrai philosophe, etcultivez tout doucement la vigne du Seigneur.
LETTRE XXII.
A M. LE COMTE ^ARGENTAS.,
19 de décembre.
M o N cher ange, les manès de la "Touche ferecommandent à votre bonté habile et courageuse.
Je me trompe sort, ou il ne reste plus aucun pré-texte à l’allégorie. La sin du troisième acte pouvaiten fournir ; on l’a entièrement retranchée. Ces prê-tres mêmes étaient top odieux, et n attiraient que
Correfp. générale. Tome XV» D