60 RECUEIL DES LETTRESrendu justice à votre manière d’écrire ; il n’a puvous refuser son estime, et je pense comme tout leconseil.
J’ai l’honneur d’ètre avec tous les sentimens queje vous dois, Monsieur, votre, etc.
LETTRE XXX.'
A M. S A U R I N.
28 de décembre.
Premièrement y mon cher confrère, je vous aienvoyé un Siècle , et je fuis étonné et confonduque vous ne l’ayez pas reçu.
En second lieu , vos vers font très-jolis.
Troisièmement, votre équation est de fausse po-sition. Ce n’est point moi qui ai traduit l’A , B ,C, Dieu m’en garde. Je fais trop qu*il y a desmonstres qu’on ne peut apprivoiser. Ceux qui onttrempé leurs mains dans le sang du chevalier dela Barre , sont des gens avec qui je ne voudraisme commettre qu’en cas que j’eusse dix mille servi-teurs de dieu avec moi, que ayant l’épée fur lacuisse , et combattant les combats du Seigneur.
II y a présentement cinq cents mille israélites enFrance qui détestent l’idole de Baal\ mais il n’y ena pas un qui voulût perdre l’ongle du petit doigtpour la bonne cause. Ils disent : Dieu bénisse Teprophète ! et si on le lapidait comme Ezéchiel, ousi on le sciait en deux comme Jéremie , ils le lais-