DE M. DE VOLTAIRE. 13$interroger. Je me recommande à vos bontés et àcelles de M. le prince de Beauvau. 1
Je vous embrasse de tout mon cœur, fans céré-monie ; mais c’est avec la plus profonde estime etla plus sincère amitié.
LETTRE L X V I I.
A M. S A U R I N.
A Ferney, 5 d’avril.
Te vous remercie très-sincèrement, mon cherconfrère, de votre Spartacus ; il était bon , et il estdevenu meilleur. Les oreilles dane de Martin Frèrondoivent lui allonger d’un demi-pied.
Je ne vous dirai pas seulement que cette piècefasse fondre en larmes ; mais je vous dirai qu’elleintéresse quiconque pense , et qu’à chaque page lelecteur est obligé de dire : Voilà un esprit supérieur.J’aime mieux cent vers de cette pièce que tout cequ’on a fait depuis Jean Racine. Tout ce que j’ai vudepuis soixante ans est boursouflé , ou plat, ouromanesque. Je ne vois point, dans votre pièce,ce charlatanisme de théâtre qui en impose aux sots,et qui fait crier miracle au parterre velche; neque ,te ut miretur turba , labores.
Le rôle de Spartacus me paraît, en général ,supérieur au Sertorìus de Corneille.
Vous m’avez piqué : j’ai relu l’ Esprit des lois ;je fuis toujours de l’avis de madame du Défiant,