166 RECUEIL DES LETTRES
Le jeune homme regarde cet ouvrage commeune chose assez essentielle , parce qu’au fond quatreou cinq cents mille personnes sentiront bien qu’ona parlé en leur nom , et que quatre ou cinq millephilosophes sentiront encore mieux que c’est leursentiment qu’on a exprimé. II a donc, depuis fadernière lettre , passé huit jours à tout réformer; ila corrigé toutes les fautes qui se glissent nécessaire-ment dans les ouvrages de ce genre, avant qu’ilsaient été polis avec le dernier soin; termes impro-pres, mots répétés, contradictions apparentes rec-tifiées , entrées et sorties mieux ménagées, addi-tions nécessaires,, rien n’a été oublié. II faudraitdonc encore faire une nouvelle copie. On prend1* parti de faire imprimer la pièce à Genève. L’au-teur et Téditeur me la dédient. Ce qu’on me ditdans la dédicace était d’une nécessité absolue dansla situation où je me trouve. Cette édition ferapour les pays étrangers et pour quelques provincesméridionales deFrance. L’édïtion de Paris fera pourParis, et doit valoir honnêtement à M. Marin et àle Kaìm Je vous enverrai, dans huit ou dix jours,la préface , l’épître dont ón m’honore, et la pièce*Vous me parlez- d’un nommé Jofferand; je nesavais pas qu’il existât, encore moins les obligationsqu’il vous avait. On ne me mande rien dans montombeau. Ce JeJJèrand m écrivit, il y a près d’unmois, delui envoyer un billet fur Laleu; j’en donnaiun autre à la nommée Suisse , son associée., f
A-l’égard des Scythes, je baise le bout de vosailes: avec- la- plus tendre reconnaissance. Si made* I