DE M. DE -VOLTAIRE. l8lraison. Son nom, dites-vous, s’est trouvé au boutde votre plume , quand vous écriviez fur Zoroaflre •. 1mais, Monsieur , il n’a rien de commun avecZoroaflre que d’adorer dieu du fond de son cœur ,etd’aimer passionnément le soleil et le feu;son âgede soixante et seize ans et ses maladies lui ayantfait perdre toute chaleur naturelle , jufqu’à celledu style.
Je fuis très-aife, pour votre bourse, que vousayez perdu l’envie de parier; je vous aurais fait voirque, dans son dernier voyage en Perse avec feul’abbé Bafln, il composa une tragédie persane,intitulée Olimpie. II dit, dans les remarques furcette pièce: » Quant à la confession. .. elle est» expressément ordonnée par les lois de Zoroastre» qu'on trouve dans le Sadder. »
Je vous aurais prié de lire, dans d’autres remar-ques de fa façon fur l 'Histoire générale , page z6 :
» Les mages n'avaient jamais adoré ce que nous» appelons le mauvais principe.... ce qui fe volt» expressément dans le Sadder, ancien commen-» taire du livre du Zend. »
Je vous montrerais , à la page 36 du mêmeouvrage, ces propres mots: » Puifqu’on a parlé de» 1 'Alçoran , on aurait dû parler du Zenda-Vesta» dont nous avons l’extrait dans le Sadder. »
Vous voyez bien , Monsieur , qu’il ne prenaitpoint le livré du Sadder pour un capitaine persan ,et que vous ne pouvez en conscience dire de lui:Notre magot prit pour le coupLe nom d’un port pour un nom d’hommej