©ppofés à Ja liberté entière de ^exportation. Le pre-mier est le chancelier de VHospìtal, l'un des meil-leurs citoyens que la France ait jamais eus ; l’autre ,le célèbre ministre des finances Colbert , à qui nousdevons nos manufactures et notre commerce. Ons’est prévalu de leur nom et des régtemens qu’onleur attribue, mais on n’a pas peut-être assez con-sidéré la situation où ils se trouvaient. Le chancelierde YHospital vivait au milieu des horreurs desguerres civiles ; le ministre Colbert avait vu le tempsde la fronde , temps où la livre de pain fe venditdix fous et davantage dans Paris et dans d’autresvilles ; il travaillait déjà au» finances, fans avoirle titre de contrôleur général, lorfqu’il y eut unedisette effrayante dans le royaume, en 1662.
II ne faut pas croire qu’il fut dans te conseil lemaître de toutes les grandes opérations. Tout fieconcluait à la pluralité des voix , et cette pluraliténe fut que trop souvent pour les préjugés. Je puisassurer que plusieurs édits surent rendus malgré lui ;et je crois très-fermement que , si ce ministre avaitvécu de nos jours, il aurait été le premier à presserla liberté du commerce.
11 ne m’appartient pas, Monsieur, de vous endire davantage fur des choses dont vous êtes fi bieninstruit. Je dois me borner à vous remercier etvous assurer que j’ai pour vous une estime auífiillimitée que doit l’être, selon vous, la liberté ducommerce.
Corresp . générale. T orne XV,
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