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i8 de juillet.
La nièce m*a dit, Madame, qne vous vousplaignez de mon silence , et que vous voyez bienqu’un dévot comme moi craint de continuer uncommerce scandaleux avec une dame profane telleque vous Têtes. Eh î mon Dieu , Madame, ne fa-vc-z-vous pas que je fuis tolérant, et que je pré-fère même le petit nombre , qui fait ía bonne com-pagnie de Paris, au petit nombre des élus ? nesavez-vous pas que je vous ai envoyé, par votregrand’maman , les Lettres d’Arnabed, dont j’ai reçuquelques exemplaires de Hollande? II yen avaitun pour vous dans le paquet,
N’ai - je pas encore songé à vous procurer latragédie des Guèbres, ouvraged’un jeune hommequi paraît penser bien fortement, et qui me ferabientôt oublier? Pout moi, Madame, je ne vousoublierai que quand je ne penserai plus; et, lors-qu’il m’arrivera quelques ballots de pensées despays étrangers , je choisirai toujours ce qu’il y aurade moins indigne de vous pour vous l’offrir. Vousferez bientôt lasse des contes de fées. Quoi quevous en disiez, je ne regarde ce goût que commeune passade.
1769.