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- non pas tes souliers. Ayez donc îa bonté , Madame,.
*769"de m’en faire, parvenir un J. et vous saurez ensuitepourquoi.
Mais i! y a une autre grâce plus digne de vous,que je vous demande ; c’est pour la tragédie de laTolérande, Elle est d’un jeune homme qui donnecertainement de grandes espérances ; il en a fait deuxactes chez moi j’y ai travaillé avec lui , moinscomme a un ouvrage de poésie que comme à lasatire de la persécution.
Vous avez senti assez que les prêtres de Plutonpouvaient être le père le Jçllïet, les inquisiteurs ettous les monstres de cette espèce. Le jeune auteurn’a pu obtenir,que les magistrats en permissent lareprésentation à Paris. Je fuis persuadé qu’elle yferait un grand effet,. et que la dernière scène nedéplairait pas à la cour, fil y a une cour.
Donnez- nous votre protection , Madame,■« celledu pofíeffeur de vos pieds. On a imprimé cette piècechez l’étranger fous le nom de la Tolérance. Cenom fait -trembler; on me la dédie ,. et mon nomest encore plus-dangereux.
II y a dans le royaume des Francs environ troiscents mille fous qui font cruellement -traités pard’autres fous' depuis long-temps. On les met auxgalères , on les pend , on les roue pour avoir priédieu en mauvais français en plein champ; et cequi caractérise bien ma chère nation , c’est qu’onn’en fait rien à Paris ou l’on ne s’occupe que dePopéra comique et des tracasseries de Versailles.
Oui, Madame, vous seriez la bienfaitrice du