r;4 RECUEIL DES LETTRESque je viens d’écrire à votre grand’maman ; i! y aautant de fripponeries parmi les gens de lettres,ou soi-disant tels qu'à la cour. Je r.e veax pas lesdévoiler pour l’honneur du cor r s : je fuis commeles prêtres qui sauvent toujours, autant qu’ils lepeuvent, l’honneur de leurs confrères. Il y a pour-tant tel confrère que j’aurais fait pendre aise r vo-lontiers.
La Beaumdk fit autrefois une édition de la Pu-celle , dans laquelle il y avait des vers contre leroi et contre madame de Pompadour-, et malheu-reusement ces vers n’étaient pas mal tournés. 11 lesfit parvenir à madame de Pompadour elle-même,avec un signet qui marquait la page où elle étaitinsultée : cela est plus fort que les deux dernierschapitres.
On joua de pareils tours à Racine ; et le Misan-thrope de Molière en cite un de cette espèce. Cequi m’étonne , c’est qu’on faste de ces horreurs fansaucun intérêt que celui de nuire , et fans y pou-voir rien gagner.
Je conçois bien, à toute force, qu’on soit fri-pon pour devenir pape ou roi; je conçois qu’onfe permette quelques petites perfidies pour devenirla maîtresse d’un roi ou d’un pape : mais les mé-chancetés inutiles font bien sottes. J'en ai vu beau-coup de ce genre en ma vie; mais, après tout,il y a de plus grands malheurs , et je n’en fais pointde pires que la perte des yeux et de l’estomac.
Par quelle fatalité faut-il que ìa nature soit no-tre plus cruel ennemi? Je commence déjà à rede*.