de Louis XIV. rz
Iong-temps dans toutes les conditions* 11 y apeu de points de controverses qui n’ayenecausé une guerre civile ; & les Nations étran-gères (peut-étre notre postérité ) ne pourrontUn jour comprendre que nòs peres se soientégorgés mutuellement pendant tant d’années,en prêchant la patience.
En 1619. l’Empereur Mathias étant mortfans en fans, le Parti Protestant se remua pourôter l’Empire à la Maison d’Áutriche, & àla Communion Romaine ; mais Ferdinandde Grats, cousin de Mathias, n’en Fut pasmoins élu Empereur. Il étoit d'éjá Roi deBohême & de Hongrie, par la démission deMathias , & par le choix forcé que firent delui ces deux Royaumes.
Ce Ferdinand II. continua d’abattre leParti Protestant ; il se vit quelque tems leplus puissant & le plus heureux Monarquede la Chrétienté > moins par lui-même quépar le succès de ses deux grands Généraux -Valstein & Tilly, à l’exemple de beaucoupde Princes de la Maison d’Autriche, conqué-rans fans être guerriers, & heureux par le mé-rite de ceux qu ils savoient choisir. CettePuislance menaçoit déja du joug, & les Pro-testons & les Catholiques : fa!arme fut mê-me portée jusqu à Rome, fur laquelle ce titred’Empéreur & de Roi des Romains, don-ne des droits chimériques que la moindreoccasion peut rendre trop réels. Rome , qui