De laHollan-de-
ro Essai sur le Siécle
qui ìoliìssoit des mêmes avantages d’une ma-nière bien differente.
Ce petit Etat des sept Provinces-Unies,Pays stérile , mal-sain , & presque submergépar la mer , étoit depuis environ un demiSiécle, un exemple presque unique sur la terrede ce que peuvent l’amour de la liberté , &le travail infatigable ; ces peuples pauvres,peu nombreux, bien moins aguerris que lesmoindres Milices Espagnoles , & qui n’é-toient comptés encore pour rien dans l’Eu-rope, résistèrent à toutes les forces de leurMaître & de leur Tyran Philippe IL, éludè-rent les desseins de plusieurs Princes qui vou-loient les secourir pour les asservir ,■ & fon-dèrent une puissance que nous avons vu ba-lancer le pouvoir de l’Èfpagne même. Le dé-sespoir qusinspire la tyrannie, les avoir d'a-bord armés ; La liberté avoir élevé leur cou-rage , & les Princes de la Maison d’Orangeen avoient fait d’excellens Soldats. Á peinevainqueurs de leurs Maîtres , ils établirentune forme de Gouvernement, qui conserve ,autant qifil est possible, Légalité, le droit leplus naturel des hommes.
La douceur de ce Gouvernement & la to-lérance de toutes les maniérés d’adorerDsemdangereuse peut-être ailleurs, mais là néces-saire, peuplèrent la Hollande d’une fbnsed’E-trangers, & fur tout de Wallons que ITnquïu-tíon persécutent dans leur Patrie, & qui d’esda-yes devinrent citoyens. La