ag Essai sur le Siècle
Quelques droits, beaucoup de prétentions,encore plus de politique : voilà ce qui resteaujourd’hui à Rome de cette ancienne puis-sance, qui, six Siécles auparavant, avoit voulusoumettre l’Empire & l’Europeàla Tiare.
Naples est un témoignage subsistant encorede ce droit, que les Papes surent prendre au-trefois avec tant d’art & de grandeur, de créer& de donner des Royaumes : Mais le Roid’Espagne, possesseur de çet Etat, ne laiísoità la Cour Romaine que l’horfneur & le dangerd’avoir un Vaslal trop puissant.
Pu reste Au reste, l’Etat du Pape étoit dans une Paixfie 1 IW ~ heureuse, qui n’avoit été altérée que par unepetite Guerre entre les Cardinaux Barberin,neveux du Pape Urbain VIII. & le Duc deParme ; Guerre -peu sanglante & passagère,telle qu’on la devoir attendre de ces nou-veaux Romains, dont les mœurs doivent êtrenécessairement conformes à l’esprit de leurGouvernement. Le Cardinal Barberin, au-teur de ces troubles, marchoit à la tête de fapetite Armée avec des Indulgences. La plusforte Bataille qui se donna , fut eiàtre quatreou cinq cent hommes de chaque parti. LaForteresse de Piegaia se rendit à discrétion »dès qu’elle vit aprocher l’artillerie, & cetteartillerie consistoit en deux coulevrines ; ce-pendant il fallut, pour étouffer ces troubles,qui ne méritent point de place dans l’Histoi-re, plus de négociations, que s’il s’étoitagi