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de F ancienne Rome & de Carthage. Otisie rapporte cet évenement que pour faireconnaître le génie de Rome moderne, qui finittout par la négociation , comme l’ancienneRome finissoit tout par des victoires.
Les autres Provinces d’Italie écoutoient desintérêts divers. Venise craignoit les Tûtes &ì’Empereur ; elle défendoit à peine ses Etatsde terre ferme, des prétentions de f Allema-gne, & de l’invasion du Grand Seigneur. Ceri’étoit plus cette Venise, autrefois la Maîtres-se du Commerce du monde ; qui, cent cin-quante ans auparavant avoit excité la jalousiede tant de Rois. La sagesse de son Gouverne-ment subsistoít, mais son grand Commerceanéanti, lui ôtoit presque toute sa force ; &la Ville de Venise étoit, par ía situation, in-capable d’être domptée, & par ía foiblesse, in-capable de faire des conquêtes.
L’Etat de Florence joliissoit de la tranquil-lité & de l’abondance fous le Gouvernementdes Medicis ; les Lettres , les Arts & la Poli-tesse que les Medicis avoient fait naître, floris-soient encore. Florence alors étoit en Italie,ce qu’Athènes avoir été en Grece.
La Savoye déchirée par une guerre civile,& par les Troupes Françaises & Espagnoles,s’étoit enfin réunie toute entiere en faveur dela France, & contribuoit en Italie à l’affaiblif-sement de la Puissance Autrichienne.
Les Suisses conservoient, comme aujour-d’hui,