De Végalité des Conditions. 4$
Avoir les mêmes droits à la félicité,
.C’est pour nous la parfaite & feule égalité.
Vois-tu dans ces vallons ces Esclaves champêtres ,Qui creusent ces rochers, qui vpnt fendre ces Hê-tres ;
Qui détournent ces eaux ; qui, la bêche à la main,Fertilisent la terre en déchirant son sein ;
Ils ne sont point formés fur le brillant modelsDe ces Pasteurs galans qu a chantés Fontenelle.
Ce n’ est Point Tìmarette , & le tendre Tlrcls,
De roses couronnés, fous des mirthes assis,Entrelassant leurs noms fur l’écorce des Chênes ;Vantant avec esprit leurs plaisirs & leurs peines.C’est Pierrot, c’est Colin, dont le bras vigoureuxSoulevé un char tremblant dans un sosie bourbeux.Perrette au point du jour est aux champs la pre-miers.
Je les vois haletans, & couverts de poussiers,Bravant dans ces travaux, chaque jour répétés,
Et le froid des Hivers, & les feux des Etés ;
Ils chantent cependant, leur voix fausse & rustique,Gayement de ì'ellegrln détonne un vieux cantique.La paix, le doux sommeil, la force, la santé,
Sont le fruit de leur peine & de leur pauvreté.
Si Colin volt Paris, ce fracas de merveilles ,
Sans rien dire à son cœur, assourdit ses oreilles :
II ne désiré point ces plaisirs turbulens ;
II ne les conçoit pas ; il regrette ses champs.
Dans ses champs fortunés l’Amour même rappelle*Et tandis que Damis, courant de belle en belle,Sous des lambris dorés, & vernis par Martin ,
Des intrigues du temps composant son destin
Duppé