De la Modération en tout. é%
Lé Travail est souvent le pere du plaisir,
Je plains l’homme accablé du poids de son loisir*Le bonheur est un bien que nous vend la Nature»
II n est point ici bas de moissons fans culture :
Tout veut des foins fans doute, & tout est achete*
Regardez Lucullus, de fa table entêté»
Au sortir d’un spectacle où de tant de merveillesLe Son perdu pour lui frappe en vain ses oreilles 3II se traîne à souper plein d’un secret ennui »Cherchant en vain la joie, & fatigué de lui ;
Son esprit offusqué d'une vapeur grossière,
Jette encor quelques traits fans force & fans lumière 3Parmi les voluptés dont il crojt s’enyvrer ,Malheureux! il n’a pas le temps de dehrer.
Jadis trop caressé des mains de la mollesse ,
Le Plaisir s’endormit au sein de la Paresse;
La Langueur l’accabla ; plus de chants » plus de vertz»Plus d’amour; & l’Ennui détruisoit s Uni vers ;
Un Dieu qui prit pitié de la nature humaine»
Mit auprès du Plaisir» le Travail 8e la Peine;
La Crainte réveilla , l’Espoir guida ses pas ;
Ce cortège aujourd’hui l’accompagne ici bas.
Ne nous en plaignons point, imitons la Nature»Elle couvre nos champs de glace ou de verdure.Tout renaît au Printemps, tout meurit dans l'Eté»Livrons-nous donc comme elle a la diversité,
Climeue a peu d’esprit, elle est vive, légere»,Touché de ses appas vous avez feu lui plaire.
Vous pensez fur la foi de vos emportemens,
De vos jours à ses pieds couler tous les momens.
Mais