îod Ode pour Messieurs de F AcadémieComme ils parloient ainsi, Neuton dans l’Empiréè »Neuton les regardoit, & du Ciel entrouvert zConfirmez, difoit-il, à la Terre éclairée,
Ce que j’ai découvert.
Tandis que "des Humains le troupeau méprisable,'Sous l’empire des sens , indignement vaincu,
De ses jours indolens traînant le fil coupable,Meurt íàns avoir vécU:
Donnez un digne essor à votre aine immortelle;Eclairez des esprits nés pour la Vérité :
Dieu vous a confié la plus vive étincelleDe la Divinité.
De la raison qu’il donne, il aime à voir l’ufage;
Et le plus digne objet des regards éternels,
Le plus brillant spectacle est lame d'un vrai Sage,Instruisant les Mortels.
Mais, fur tout, écartez ces Serpens détestables ,Ces enfans de l’Envie, & leur soufle odieux ;Qu’ils n’empoiíonnent pas ces âmes respectablesQui s’élévent aux Cieux.