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ODE
SUR LA PAIX.
L 'Ë t n a renferme le TonnerreDans ses épouvantables flancs;
II vomit le feu fur la Terre jIl dévore ses Habitans.
Fuïez, Driades gémissantes,
Ces Campagnes toujours brûlantes,Ces abîmes toujours ouverts,
Ces torrens de flamme & de souphreEchappés ,du fejn, - d_e~ ce gouffre ,
Qui ^touche aux voûtes des Enfers.
Elus terrible dans ses ravages,Plus fier dans feS débordemens.Le Po renverse ses rivagesCachés fous ses flots écumans.Avec lui marche la Ruine,L’Effroi, la Douleur, la Famine,La Mort, les Désolations ;
Et dans les fanges de Ferrare,
II entraîne à la Mer avareLes dépouilles des Nations.
Mars