i iû Le Mondain.
Le repas fait ils dorment fur la dure :
Voilà f état de la pure nature.
O r , maintenant voulez-vous, mes amis,Savoir un peu dans nos jours tant maudits,
Soit à Paris, soit dans Londre ou dans Rome,Quel est le train des jours d'un honnête hommesEntrez chez lui ; la foule des beaux Arts,
Enfuis du goût, se montre à vos regards.
De mille mains l’éclatante industrie ,
De ces dehors orna la symétrie.
L’heurcux pinceau , le superbe dessein,
Du doux Correge 8c du sçavant Poujfín,
Sont encadrés dans l’or d une Bordure :
C’est Bouchardon qui fit cette figure ;
Et cet argent fut poli par Germain.
Des Gobelins I’êguille Le la Teinture,
Dans ces Tapis surpassent la Peinture.
Tous ces objets font vingt fois répétés,
Dans des Trumeaux tous brillans de clartés.
De ce Salon, je vois par la fenêtre,
Dans des Jardins, des Myrthes en Berceaux,
Je vois jaillir les bondissantes eaux ;
Mais du Logis j’entens sortir le maître.
Un Char commode, avec grâces orné,
Par deux Chevaux rapidement traîné,
Paroît aux yeux une Maison roulante,
Moitié dorée 8c moitié transparente :Nonchalamment je l’y vois promené:
Dc deux ressorts la liante souplesse,
Sur le pavé le porte avec molesse :
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