te Temple de t Amitié, í 23
, Gais Sc brillans, après un long repas,
Deux jeunes gens se tenant sous les bras,lisant tout haut des lettres de leurs Belles,leur amitié, leur figure êtaloient,ï.n détonnant quelques chansons nouvelles,
Ainsi qu au Bal, à T Autel ils alloient :
Nos étourdis pour rien s’y querellerent,
De s Amitié l’Autel ensanglantèrent 5Et le moins fou laiiTa , tout éperdu,
Son tendre ami fur la place étendu.
Plus loin, venoient, d’tin air de complaisance,lise & Cloé, qui, dès leur tendre enfance,
Se confioient leurs plaisirs, leurs humeurs,
Et tòus ces riens qui remplissent les coeurs ;
Se caressant, se parlant sans rien dire,
Et, fans sujet, toujours prêtes à rire:
Mais toutes deux avoient le même Amant :
A son nom seul, ô merveille soudaine !
Lise & Cloé prirent tout doucementLe grand chemin du Temple de la Haine.
Enfin Zaïre y parut â son tour,
Avec ces yeux où languit la moiesse,
Où le Plaisir fertile avec la Tendresse.
Ah! que d ennui, dit-elle, en ce séjour!
Que sait ici cette trille Déesse ?
Tout y languit ; je n’y vois point l’Amour.
Elle sortit, vingt rivaux la suivirent,
Sur le chemin vingt Beautés en gémirent yDieu fait alors où ma Z aire alla.
De l’Amitié le prix fut laissé là ;
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