A MADAME
LA MARQUISE
DU CHASTELLET.
Sur la Phifique de Ncuton.
T U m’appelles à roi, vaste & puissant Génie,Minerve de la France, immortelle Emilie ,Disciple de Neuton & de la Vérité,
Tu pénétres mes sens des feux de ta clarté ;
Je quitte Melpomene & les jeux de Théâtre,
.Ces combats, ces lauriers dont je fus idolâtre :
De ces triomphes vains mon cœur n est plus touché.Que le jaloux Rufus , à la terre attaché ,
Traîne au bord du tombeau la fureur insensée,D’enfermer dans un vers une fausse pensée ;
Qu’il arme contre moi fes languissantes mains,
Des traits qu’il destinoit au reste des Humains.
Que quatre fois par mois un ignorant ZoïleElève , en frémissant, une voix imbécile.
Je n’entends point leurs cris que la Haine a formés-.Je ne vois pas leurs pas dans la fange imprimés.
Le charme tout-puissant de la Philosophie,
Elève un esprit sage au-dessus de l’Envie.
Tranquille au haut des Cieux que Neuton s’est fournis,U ignore en esse t s’il a des ennemis :
Je ne les connais plus. Déja de la carrière
L’auguste