sur la Pkisique de Ncuton'. r§9
Jvîiis nn pouvoir central arrête ses efforts ;
La Mer tombe, s’assaisse, & roule vers ses bords.
Comètes que l’on craint à l’égal du Tonnerre,.Cessez d’épouvanter les Peuples de la Terre ;
Dans une ellipse immense achevez votre cours ;Remontez, descendez près de l’Astre des jours ;Lancez vos feux, volez ; & revenant fans cesse, '
Des Mondes épuisés ranimez la vieillesse.
Et toi sœur du Soleil, Astre, qui dans les Cieux,Des sages éblouis trompois les faibles yeux,teuton de ta carrière a marqué les limites ;
Marche, éclaire les nuits ; tes bornes font prescrites.
Terre, change de forme, & que la pesanteur.
En abaissant le Pôle , éleve I’Equateur.
Pôle immobile aux yeux, si lent dans votre course,Fuyez le char glacé des sept Astres dç l'Ourse;Embrassez, dans le cours de vos longs mouvemens,Deux cent Siécles entiers par de-là six mille ans.
Que ces objets font beaux ! Que notre ame épuréeVole à ces vérités dont elle est éclairée !
Oui, dans le sein de Dieu, loin de ce corps mortel,L’eíprit semble écouter la voix de l’Eternel»
Vous, à qui cette voix se sait si bien entendre ?Comment avez-vous pu, dans un âge encor tendre,Malgré les vains plaisirs, ces écueils des beaux jours ,Prendre un vol si hardi, suivre un si vaste cours,Marcher après Neuton dans cette route obscureDu labyrinthe immense où se perd la Nature ?
Puissai-