148 "Lettre à M. l*Abbê de CbautîétiìAux Déités des sombres lieuxJe ne fis point de sacrifice ,
Comme ces fripons qui des DieuxChantoient autrefois le Service ;Où la Sorcière Pìtonlffe ,
Dont la grimace & l’artificeAvóient fait dresser les cheveuxA ce sot Prince des Hébreux,
Qui crut bonnement que le DiableD un Prédicateur ennuïèuxLui montroit lé spectre effroïable.Il n’y faut point tant de façonPour une ombre aimable & légére zC’est bien assez d’une chanson,
Est c'est tout ce que je puis faire*
Je lui dis fur mon violon ;
Eh ! de grâce , Monsieur Chapelle ,Quittez le manoir de Platon,
Pour cet enfant qui vous appelle ;Mais non íur la voûte éternelle.Les Dieux Vous ont reçu, dit-on,Et vous ont mis entre ApollonEt le fils jouflu de Semele.
Du haut de ce divin canton,Descendez, aimable ChapelleCette familière oraison,
Dans la demeure fortunéeReçut quelque approbation ;
Car enfin, quoique mal tournée,Elle étoit faite en votre nom.Chapelle vint. A son approche#
Je íentisiîun transport soudain ;