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A MONSIEUR
LE DUC DE LA FEUILLADE,
Onservez précieusement
L’imaginatìon fleurieEt la bonne PlaisanterieDont vous possédez l’agrément,
Au défaut du tempéramentDont vous vous vantez hardiment,
Et que tout le monde vous nie.la Dame, qui depuis long-tempsConnaît à fond votre personne ,
A dit ; Hélas ! je lui pardonneD’en voúloir imposer aux gens}
Son esprit est dans son printemps , ,Mais son corps est dans son Automne.Adieu, Moniteur le Gouverneur;Non, plus de Province Frontière,
Mais d une beauté finguiiere,
Qui par son esprit, par son cœur,
Et par son humeur libertineDe jour en jour fait grand honneurAu Gouverneur qui l’endoctrine.
Priez le Seigneur seulement,
Qu’il empêche que CythéréeNe substitue incessammentQuelque jeune & fiais Lieutenant,Qui feroit fans vous son entréeDans un si beau Gouvernement.
A