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AuCamp de Philhbourg. ïSj
illustres Fous , Peuple charmant !
Que la Gloire à son char enchaîne,
II est beau d’affronter gaîmentLe trépas j & le Prince Eugene.
Mais hélas ! quel fera le prixDe vos héroïques prouesses ?
Vous ferez cocus dans ParisPar vos Femmes & vos Maîtresses.
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MADRIGAL*
LES DEUX AMOURS.
Esiaib Enfant, qu avec crainte on caresse ?Et qu’on connoît, à son malin souris,Court en tous lieux, précédé par les Ris,
Mais trop souvent suivi de la Tristesse ;
Dans les cœurs des Humains il entre avec souplesse,Habite avec fierté, s’envole avec mépris.
Il est un autre Amour , fils craintif de l’Estime,Soumis dans ses chagrins, constant dans ses désirs;Que la Vertu soutient, que la Candeur anime ;
Qui résiste aux rigueurs, & croît par les plaisirs :De cet Amour le flambeau peut paraîtreMoins éclatant; mais ses feux font plus doux;C’est là le Dieu que mon cœur veut pour maîtreEt je ne veux le servir que pour vous.
M 4
ÁUTRE.