Le Temple du Gòât . l$î
rement asservie au génie de la Langue, &qu’il n’y a rien de si ridicule que des ScènesFrançaises chantées à lltalienne, si ce n’est del’Italien chanté dans le goût Français.
La Nature féconde. ingénieuse & sage,í?ar ces dons partagés, ornant cet UniversParle à tous les Humains, mais fur des tons divers;Ainsi que son esprit, tout Peuple a son langage ,
Ses sons & ses accens à fa voix ajustés,
Des mains de la Nature exactement notés:
L’oreille heureuse & fine en sent la différence.
Sur le ton des Français, il faut chanter en France :Aux loix de notre goût, Lully fut se ranger ;
II embellit notre Art, au lieu de le changer.
A ccs paroles judicieuses , mon hommerépondit en secouant la tète : Venez, venez ,dit-il, on va vous donner du neuf. II fallutentrer > & voilà son Concert qui commence.
Du grand Lully vingt Rivaux fanatiques,
Plus ennemis de l’Art & du Bon-Sens,Défiguroient fur des ton? glapifíansDes Vers Français, en fredons Italiques :
Une Bégueule en lorgnant fe pâmoit,
Et certain Fat, yvre de fa parure ,
En se mirant chevrotoit, fredonnoit;
Et de l’Index battant faux la mesure,
Crioir, brav », lorsque l’on détònnoit.