Le Temple du Goût. TKA
íl t’ôta 1c peu de génie ,
Dont tu dis qu’il t’avoit fait don;
11 te priva de l’harmonie,
Et tu n’as plus rien aujourd’hui,
Que la faiblesse & la manieDe rimer encor , malgré lui,
Des Vers Túdesques qu’il renie.
Après avoir donné cet avis, la Critiquedécida que Rousseau passeroit devant la Motte,en qualité de versificateur ; mais que la Motteauroit le pas , toutes les fois qu’il s’agiroicd’Efprit & de Raison.
Ces deux hommes, si différeras, n’avoientpas fait quatre pas, que l’un pâlit de colère,& l’autre tressaillit de joye, â l’afpect d’urçhomme qui étoit depuis long-temps dans ceTemple.
C’étoit le sage Lontenelle ,
Qui, par les Beaux Arts entouré,lìèpandoit fur eux, à son gré,
Une clarté pure & nouvelle»
D une Planette, à tire d alle,
En ce moment il revenoitDans ces lieux, où le Goût tenoitLe Siège heureux de son Empire.
Avec S^lnaut il badinoit ;
Avec Malran il raifonnoit ;
D une main legère il prenoit' jL £ ‘ Compas, la Plume &l la Lyre»
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